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Panneau des tarifs de forfaits dans une station de ski italienne, avec des skieurs dans la file
Saison

Forfaits de ski 2026 : jusqu'à +40 % en quatre ans

Les forfaits de ski 2026 augmentent encore : +10 % à Livigno, +7,6 % à Madonna di Campiglio. Toutes les hausses station par station et comment économiser.

Redazione Funivie.it 17 mars 2026 10 min de lecture
Mis à jour le 17 mars 2026

En 2026, skier en Italie coûte le prix d’un week-end à l’hôtel. Une famille de trois personnes (deux adultes et un enfant) dépense en moyenne 260 euros par jour rien qu’en forfaits, avant même la location du matériel, le déjeuner en altitude et l’hébergement.

Les chiffres de la saison 2025/26 confirment une tendance implacable : le forfait journée moyen augmente de 4 %, le forfait cinq jours de 4,4 %, et certaines grandes stations affichent des hausses à deux chiffres. Livigno progresse de 10,1 % en un an ; sur les quatre saisons 2021-2026, la hausse totale y atteint 38 %. Le forfait de ski, un placement financier ? Dommage que le rendement n’aille qu’aux remontées mécaniques.

Les prix des forfaits 2026 : vue d’ensemble

La saison 2025/26 s’inscrit dans un cycle de hausses ininterrompu depuis quatre ans. Après la reprise post-pandémie, les stations italiennes ont relevé leurs tarifs d’année en année. Elles invoquent souvent la hausse des coûts de l’énergie pour la neige de culture, les investissements dans de nouvelles remontées et l’inflation générale qui touche toutes les activités de plein air.

Résultat : le ski en Italie devient une activité d’élite, réservée à des revenus de plus en plus élevés. Une hausse moyenne de 4 % sur le forfait journée semble presque modérée sur le papier, mais elle pèse concrètement sur le budget des familles. Un forfait cinq jours dans un grand domaine dépasse aujourd’hui sans peine les 300 euros par personne. Multipliez par quatre pour une famille, et vous avez dépensé plus de 1 200 euros avant la première descente.

Sur le plan géographique, l’écart se creuse entre les domaines. Les grandes stations des Dolomites et de Lombardie poursuivent leur course vers le haut, tandis que certains domaines plus modestes maintiennent leurs prix pour attirer les skieurs attentifs à leur budget. Le forfait saison du Dolomiti Superski, le plus grand domaine d’Europe avec plus de 1 200 km de pistes entre le Trentin-Haut-Adige et la Vénétie, a déjà franchi le seuil symbolique des 1 000 euros. Pour la première fois, le forfait annuel d’un grand domaine italien coûte autant qu’un voyage intercontinental.

Pour comparer directement les prix de toutes les stations, consultez notre page Comparer les forfaits.

Station par station : toutes les hausses 2026

Le détail par station raconte des histoires très différentes. Certaines ont nettement augmenté leurs tarifs, d’autres les ont retouchés avec prudence, et d’autres encore, surprise, n’ont rien changé. Voici le tableau complet de la saison 2025/26.

Les stations les plus chères d’Italie

StationForfait journée 2024/25Forfait journée 2025/26Évolution
Madonna di Campiglio79 €85 €+7,6 %
Livigno65 €71 €+10,1 %
Val Gardena77 €80 €+3,9 %
Plan de Corones77 €80 €+3,9 %
Alta Badia77 €80 €+3,9 %
Cortina d’Ampezzon. c.n. c.+3,9 %
Frioul-Vénétie Julienne (moyenne)44 €44 €0 %

Madonna di Campiglio incarne mieux que toute autre station le positionnement haut de gamme du ski italien. Sa hausse de 7,6 %, de 79 à 85 euros le forfait journée, traduit une stratégie assumée : la station du Trentin a choisi de jouer l’exclusivité plutôt que le prix, en misant sur une clientèle internationale et une offre après-ski toujours plus raffinée. À 85 euros la journée de ski, Madonna di Campiglio se place tout en haut du marché italien, près des stations suisses les plus cotées.

Livigno est le cas le plus frappant de la saison. Le passage de 65 à 71 euros représente une hausse de 10,1 % en un an, deux fois la moyenne nationale. La station de Valteline, longtemps appréciée pour un meilleur rapport qualité-prix que les Dolomites, a décidé de monter en gamme, portée par d’importants investissements dans de nouvelles remontées ces dernières années et par son attrait international croissant.

Le trio Val Gardena, Plan de Corones et Alta Badia évolue de concert : tous trois passent de 77 à 80 euros, soit +3,9 %. Ce sont les fleurons du Dolomiti Superski, et cette politique tarifaire coordonnée reflète une gestion en consortium qui tend à aligner les prix des domaines de même niveau.

Cortina d’Ampezzo, qui s’apprête à accueillir une partie des Jeux olympiques d’hiver 2026, augmente elle aussi de 3,9 %. Le prestige olympique s’accompagne d’une relance attendue des équipements, et les prix déjà élevés de la reine des Dolomites montent encore.

Où les prix n’ont pas bougé

Dans ce paysage de hausses générales, le Frioul-Vénétie Julienne se distingue : c’est la seule région italienne à avoir maintenu ses prix par rapport à la saison précédente. Avec un forfait journée moyen de 44 euros, les stations frioulanes, dont Tarvisio, Piancavallo et Sella Nevea, sont une vraie alternative pour les skieurs qui ne veulent pas renoncer à la neige mais ne peuvent pas s’offrir les tarifs des Dolomites.

Prix stable ne veut pas dire qualité moindre : les stations frioulanes ont investi dans l’enneigement de culture et la rénovation de leurs remontées. La proximité d’un bassin de clientèle qui comprend Trieste, Udine et tout le Nord-Est leur assure une bonne fréquentation, même sans le tourisme international qui fait vivre les grandes stations. Pour qui habite dans un rayon de 150 km, le Frioul est aujourd’hui la réponse la plus rationnelle à la question « comment skier à un prix juste ».

Quatre ans de hausses : les prix de 2021 à 2026

Pour mesurer l’ampleur réelle du phénomène, il faut sortir d’une seule saison et regarder les quatre dernières. Le cas de Livigno est emblématique : il permet de chiffrer précisément ce que beaucoup de skieurs ressentent intuitivement.

En 2021, année de la reprise post-pandémie, avec des stations ouvertes par intermittence et des prix encore contenus, le forfait journée à Livigno coûtait 52 euros. En 2026, il atteint 72 euros (71 arrondis en comptant les taxes et les services annexes). La hausse totale en quatre saisons est de 38 % : près de quatre fois l’inflation cumulée sur la même période.

Les chiffres, saison par saison :

  • 2021/22 : 52 €
  • 2022/23 : 58 € (+11,5 %)
  • 2023/24 : 62 € (+6,9 %)
  • 2024/25 : 65 € (+4,8 %)
  • 2025/26 : 71 € (+9,2 %)

Chaque année, une nouvelle marche vers le haut. Aucun signe d’inversion : aucune grande station n’a baissé ses prix sur la période, et les prévisions pour les saisons à venir n’incitent pas à l’optimisme.

Les familles avec enfants sont les plus touchées. Une famille de quatre qui skiait à Livigno en 2021 dépensait environ 208 euros par jour en forfaits. Aujourd’hui, la même famille dépense environ 284 euros : 76 euros de plus chaque jour, rien que pour les remontées. Sur une semaine de vacances, l’écart dépasse 500 euros.

Pourquoi les prix continuent d’augmenter

Les causes des hausses sont réelles et documentées, même si elles n’en sont pas plus faciles à accepter pour le skieur moyen.

La neige de culture et le coût de l’énergie. Le changement climatique réduit la période d’enneigement naturel et oblige les stations à investir massivement dans les canons à neige. Sur un domaine de taille moyenne, un système d’enneigement performant peut consommer pour des dizaines de millions d’euros d’énergie par saison. Le prix de l’énergie, qui a triplé entre 2021 et 2023 sans jamais revenir tout à fait aux niveaux d’avant la crise, pèse lourdement sur les comptes des exploitants.

Les investissements dans de nouvelles remontées. Remplacer des télésièges par des télécabines, moderniser les gares de départ et d’arrivée, installer des sièges chauffants et des bulles de protection : ce sont des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros. Leur amortissement se retrouve inévitablement dans le prix des forfaits.

L’inflation générale. Personnel, entretien, assurances, frais administratifs : tout a augmenté. Les stations de ski n’échappent pas à l’inflation qui a touché toute l’économie, et les tarifs des forfaits le reflètent.

Une demande peu sensible au prix et un positionnement de luxe. Les grands domaines ont découvert qu’une part importante de leur clientèle accepte les hausses sans changer ses habitudes : touristes internationaux au fort pouvoir d’achat, passionnés prêts à sacrifier d’autres dépenses pour skier dans les stations les plus célèbres. De quoi encourager de nouvelles hausses : si l’on vend quand même, pourquoi baisser les prix ?

Comment payer son forfait moins cher en 2026

Comprendre les hausses ne change pas les tarifs, mais des stratégies concrètes permettent d’en limiter l’impact sans renoncer au ski.

L’achat anticipé (early bird). Presque tous les grands domaines offrent des réductions importantes à ceux qui achètent en ligne au moins 2 à 4 semaines à l’avance, de 10 à 20 % par rapport au prix en caisse. Organiser ses vacances tôt et acheter ses forfaits dès l’ouverture de la prévente est le moyen le plus simple d’économiser une somme conséquente.

Les forfaits saison. Si vous skiez plus de 8 à 10 jours par saison, le forfait saison est souvent avantageux. Le calcul se fait station par station, mais dans beaucoup de domaines il devient rentable face aux forfaits journée vers 10 à 12 jours. Les forfaits saison multi-domaines (comme le forfait saison Dolomiti Superski) restent compétitifs pour les skieurs réguliers, même au-delà de 1 000 euros.

Les petits domaines et les stations montantes. Comme le montre le Frioul-Vénétie Julienne, des stations de bon niveau pratiquent des prix nettement plus bas que les grands noms. Le Passo Tonale, Andalo, Folgarida ou, pour ceux qui habitent le centre et le sud de l’Italie, les stations des Apennins offrent une expérience de qualité correcte à des prix sans commune mesure avec Cortina ou Madonna di Campiglio.

Partir au ski en basse saison. L’écart de prix entre haute saison (Noël, Nouvel An, février) et moyenne saison (janvier, début mars) peut être important. Choisir des semaines creuses ne réduit pas seulement le prix des forfaits, souvent soumis à des tarifs différenciés : cela fait aussi baisser les prix des hôtels et des restaurants.

Les formules tout compris. Certains voyagistes et sites de réservation proposent des séjours skis aux pieds qui incluent forfait, hébergement et location de matériel pour moins cher que la somme des prestations séparées. Comparez avant de réserver chaque élément séparément.

Forfaits famille et réductions pour les moins de 18 ans. Beaucoup de stations laissent skier gratuitement ou à tarif réduit les enfants de moins de 8 ou 12 ans accompagnés d’un adulte payant. Vérifiez les conditions de chaque domaine avant d’acheter : dans certaines stations, bien organiser la réservation familiale peut faire économiser 100 à 150 euros par jour.

Pour une comparaison à jour, filtrée par budget, région et type de domaine, la page Comparer les forfaits réunit les tarifs officiels de toutes les stations italiennes au même endroit.

Conclusion

Les chiffres de la saison 2025/26 le confirment : le ski alpin italien est entré dans une nouvelle phase de son cycle économique. Les hausses ne sont plus des pics isolés mais une tendance de fond, nourrie par des coûts d’exploitation en hausse, des investissements dans les équipements et un positionnement délibérément haut de gamme des stations les plus célèbres.

Pour ceux qui aiment skier, la résignation n’est pas une réponse. Connaître les prix, comparer les alternatives et s’organiser tôt fait encore la différence entre des vacances à la neige abordables et un séjour qui pèse sur le budget familial pendant des mois. Livigno, Madonna di Campiglio et les Dolomites resteront parmi les destinations les plus prisées d’Europe. Mais le skieur bien informé sait qu’il existe des alternatives, et comment les trouver.

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