Vai al contenuto

Téléphérique · Veneto

Téléphérique de la Marmolada - Punta Rocca

Le téléphérique qui monte vers le plus haut sommet des Dolomites, la « Reine des Dolomites », avec accès au glacier de la Marmolada.

Altitude de départ

1 450 m

Altitude d'arrivée

3 265 m

Dénivelé

1 815 m

Longueur

7 400 m

Hôtels et hébergements : Arabba Site officiel ↗ 43 remontées · Arabba

Lien affilié : si vous réservez depuis ce lien, nous touchons une commission ; le prix reste le même pour vous.

Photo: Qwesy · CC BY 3.0 · Wikimedia Commons

Constructeur

Doppelmayr

Année de construction

1966

Débit horaire

700 p/h

La Marmolada est la plus haute montagne des Dolomites : son sommet culmine à 3 343 mètres. Elle doit à cette suprématie son surnom de « Reine des Dolomites », mais aussi à sa présence majestueuse dans le paysage, au glacier qui couvre son versant nord d’un manteau blanc sans équivalent dans tout le massif, et à l’histoire humaine intense qui a marqué ses parois au fil des siècles.

Le téléphérique de Punta Rocca, inauguré en 1966 puis modernisé, est la façon la plus directe et la plus spectaculaire d’approcher cette montagne. Le voyage se fait en trois tronçons, de Malga Ciapela, en Vénétie, jusqu’à 3 265 mètres d’altitude : c’est l’un des parcours en téléphérique les plus longs et les plus impressionnants de l’arc alpin.

De Malga Ciapela à Serauta

Le voyage commence à Malga Ciapela, petite station de fond de vallée qui s’anime l’été avec l’arrivée des touristes et des alpinistes attirés par la Marmolada. Le premier tronçon s’élève rapidement le long de la paroi rocheuse, avec des vues de plus en plus vertigineuses sur les vallées alentour.

La gare intermédiaire de Serauta, déjà à 2 950 mètres, abrite l’un des lieux de mémoire les plus émouvants de ces montagnes : le musée de la Grande Guerre, aménagé dans des galeries creusées directement dans la roche et la glace pendant le conflit de 1915-18.

La Marmolada fut le théâtre de certains des combats les plus durs et les plus novateurs de toute la guerre. Soldats italiens et austro-hongrois s’y affrontèrent à des altitudes extrêmes, dans un froid et un dénuement indescriptibles. Ils bâtirent sous le glacier une véritable « ville de glace », avec des kilomètres de tunnels, des dépôts, des cuisines et des postes de défense creusés au cœur de la glace.

Le musée conserve des objets, des photographies et des témoignages de cette période héroïque et tragique. Sa visite marque durablement quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’histoire.

Le panorama de Punta Rocca

Le troisième et dernier tronçon mène à la gare sommitale de Punta Rocca, à 3 265 mètres. De là, le regard embrasse l’ensemble des Dolomites avec une netteté que peu d’autres belvédères peuvent égaler.

Par très bonne visibilité, on distingue les sommets de la Brenta à l’ouest, les Pale di San Martino à l’est, le Sella et le Sassolungo au nord et, au loin vers le nord-ouest, les cimes glacées de l’Ortles.

Le restaurant panoramique du sommet permet de faire une pause confortable même à cette altitude extrême. L’été, sa terrasse devient l’un des balcons naturels les plus saisissants des Alpes orientales.

Un glacier qui recule

Le glacier de la Marmolada fait l’objet d’une attention scientifique et médiatique constante, car il recule de plus en plus vite. En cinquante ans, il a perdu plus de 60 % de sa surface d’origine, et les projections climatiques les plus sérieuses indiquent qu’il pourrait n’être plus qu’un simple névé résiduel d’ici le milieu du siècle.

Le phénomène a pris une dimension émotionnelle et politique considérable après la tragédie du 3 juillet 2022. Ce jour-là, un énorme sérac, un bloc de glace en surplomb dans la partie haute du glacier, s’est détaché brusquement et s’est abattu sur les cordées qui gravissaient la voie normale vers le sommet.

Onze personnes ont perdu la vie, et beaucoup d’autres ont été blessées ou sont restées ensevelies sous l’avalanche de glace et de roches qui a dévalé la pente. Le drame a profondément marqué l’opinion publique italienne et internationale. Il a relancé le débat sur les risques accrus par le changement climatique en haute montagne et conduit les autorités à mettre en place de nouvelles procédures de surveillance et d’alerte pour les zones glaciaires fréquentées par les randonneurs et les alpinistes.

Le ski sur la Marmolada

En hiver, le glacier de la Marmolada accueille un domaine skiable de grande qualité, avec des pistes qui descendent vers Malga Ciapela sur un terrain varié et techniquement stimulant.

L’altitude et la bonne orientation du versant garantissent l’enneigement : le domaine reste fiable même les hivers où la neige manque plus bas.

La Marmolada fait aussi partie du Dolomiti Superski et constitue un maillon essentiel de la grande Sella Ronda, le tour à ski du massif du Sella, considéré comme l’une des expériences de ski les plus complètes et les plus spectaculaires au monde.


Inauguré en 1966, rénové en 2001. Musée de la Grande Guerre à visiter à la gare de Serauta. Ouverture estivale : juin-septembre.